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Toulon, lié indéniablement à la Marine Nationale et situé dans une superbe rade naturelle, s'est vu fortifier tout au long des siècles depuis deux millénaires. Elle abrite aujourd'hui la majeure partie des bâtiments de la flotte française.

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3ème Région Maritime
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Aperçu historique de la Marine à Toulon
- au IIIème siècle après JC, Toulon porte le nom de TELO MARTIUS à l'époque de l'empereur Antonin. C'est un port de la flotte romaine. par la suite le nom fut changé en Tolo, Tholon, Thoulon, et enfin Toulon. La cité fut connue aussi par sa manufacture de pourpre, dont la couleur était au début réservée aux empereurs. Sous la révolution la ville prit le nom de Port de la Montagne.
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Le port de Toulon
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Le Mont Faron
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- au XIVème siècle les villes du littoral possédaient des galères chargées d'arrêter les navires transportant du blé. Pour la signalisation des navires ennemis, des "farots" (feux de bois, du mot provençal "faro" : phare) étaient allumés sur les tours. Celui qui se trouvait sur le Mont Faron lui a donné son nom. Ces actes de pirateries furent autorisés par le Comte de Provence, le roi Robert en 1317.
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Galère romaine
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- au XVIème siècle (1501), Louis XII ordonne l'armement de Toulon pour combattre les turcs. La Tour Royale fut construite entre 1514 et 1524 pour défendre la petite rade; malgré cela Charles Quint envahit la Provence à deux reprises en 1524 et en 1536. Un édit royal en 1555 crée le siège de l'Amirauté de Toulon et de Provence. En fin de siècle (1595) Henri IV crée l'Arsenal Maritime de Toulon.
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- au XVIIème siècle, Louis XIV complète les fortifications par la construction de la Tour des Vignettes et la Tour Balaguier, entre 1634 et 1697, il fait creuser le port et un grand arsenal par Vauban. Richelieu, en 1631, décrète la création de la Marine nationale ainsi que celle de l'arsenal en 1639. Le port, l'arsenal et a ville sont agrandis par Colbert et fortifiés par Vauban. L'arsenal actuel est commencé en 1680.
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Le Fort Saint-Louis (Tour des Vignettes)
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Le Fort Balaguier
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- au XVIIIème siècle, Toulon est l'objet d'assauts maritimes. La ville fut assiégée par les anglo-hollandais en 1707, et dévastée par les espagnols en 1793. Elle accueille le Bailli de Suffren de retour de sa campagne navale en mer des Indes (1784). Enfin, Bonaparte s'embarque pour la campagne d'Egypte en 1798. Le Musée Naval est créé par F.Brun, sculpteur de la Marine.
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Le Bailli de Suffren
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Bonaparte sur le départ
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- au XIXème siècle, dès 1800, Bonaparte crée la Préfecture Maritime. Le Contre-Amiral Vence est le premier Préfet Maritime de Toulon nommé le 1 Thermidor an VIII (20 juillet 1800). En 1842, les travaux du port de commerce débutent et en 1853 l'arsenal s'étend sur les terrains de Castigneau, de Malbousquet et de Missiessy; quatre darses supplémentaires et de nouveaux bassins de radoub sont aménagés. Avec des fonds de 11 mètres, la rade de Toulon est fermée par trois jetées établies entre 1878 et 1881. A cette époque sont modernisés et agrandis les ateliers : constructions navales, direction du port, etc. Ce siècle verra le développement de la vapeur et de l'hélice. Stanislas Dupuy de Lôme, le père du cuirassé sera directeur des constructions navales à 40 ans. Le 5 mars 1899, un dépot de 150 000 kg de poudre noire situé à Lagoubran a sauté.
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Nouvelle Préfecture Maritime
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Lagoubran
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- au XXème siècle, Toulon est secouée par des catastrophes très meurtrières. Deux cuirassés sont détruits par l'explosion de leurs munitions : le Iéna en 1907 et le Liberté en 1911. Pendant la Seconde Guerre mondiale la ville est occupée par les allemands. Le 27 novembre 1942, la flotte se saborde en engloutissant 382 000 tonnes. Entre 1943 et 1944 l'arsenal est dévasté presque entièrement par les bombardements alliés. La cité est libérée du 20 au 25 août 1944 par le Maréchal de Lattre de Tassigny.
En l'honneur des deux libérateurs de Toulon : Bonaparte et de Lattre de Tassigny, le musée de la Tour Beaumont est édifié sur le Mont Faron.
La Préfecture Maritime élevée en 1788 sur la place d'Armes, détruite en 1944, a été reconstruite sur le quai de la Consigne en 1958.
Depuis la colonisation de l'Algérie en 1830, l'importance du port de Toulon n'a cessé de croitre. De nos jours c'est le premier port de guerre du pays. La rade s'étend sur 8 kilomètres et elle a une superficie de 400 hectares.
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Les matelots du Iéna enlèvent, au péril de leurs vie, les obus chargés qui se trouvent parmi les décombres du cuirassé.
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La France en deuil salue la mémoire des victimes.
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Explosion du cuirassé Iéna
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Le cuirassé Liberté
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La Pavillon et la Tour de l'Horloge.
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En entrant dans l'arsenal par la porte principale, on remarque aisément le bâtiment de l'horloge. C'est sous Louis XIV, en 1773, que fut entreprise la construction de cet édifice, lors de la création de la darse neuve.
Le bâtiment est surmonté d'une tour carrée couronnées d'une horloge avec cadran horaire sur chaque face, d'où le nom de tout carrée de l'horloge.
Placé sur un ancien sol marécageux, le pavillon de l'horloge est construit sur pilotis.
La tour mesure 24 mètres de hauteur, 5,20 mètres de côté, comprend deux étages et 138 marches. Les faces du 2ème étage sont percées chacune d'une fenêtre qui donne sur la terrasse du pavillon. Le sommet de la tour est formé d'une terrasse surmontée d'un dôme en ferronnerie d'art qui supporte une cloche.
En 1929, la cloche avait été descendue et sur la terrasse ainsi libérée on avait bâti le poste de vigie. La cloche de bronze fut posée sur un socle de pierre. En 1954, on a voulu restituer à la tour son caractère originel, le poste de vigie a été supprimé, le dôme de métal reconstitué et on y a suspendu une cloche en bois, réplique exacte de l'ancienne.
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La cloche de bronze a été coulée par le maître fondeur BAUBE en 1672, elle pèse 810 kg. Le haut de la cloche est entouré d'une couronne saillante composée de feuilles d'acanthe sous laquelle on peut lire : - à Louis XIV toujours et partout victorieux, par les soins de Louis Mathare, préposé aux armements - et au-dessous : BAUBE l'a faite à Toulon, elle a été fondue pour marquer avec vigilance les heures de travaux navals.
Sur une face on voit la figure du soleil avec au-dessous un médaillon orné de feuilles d'acanthe et surmonté de : Supérieur à Tous -.
Le portrait de Louis XIV qui à l'origine ornait le médaillon a été effacé au burin à la Révolution.
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Commencée en 1685, l'ancienne porte principale ne fut achevée d'être décorée qu'en 1738. l'ensemble d'ordre dorique romain comporte quatre colonnes de marbre cipolin accouplées à fût lisse encadrant une baie de plein cintre. Les colonnes rapportées de grèce en 1686 par le fils de Colbert, reposent sur deux stylobates et supportent un entablement avec architrave, frise et corniche que surmonte un attique.
Cette architecture classique est rehaussée par une riche décoration de sculptures. dans les entre-colonnements quatre panneaux en bas-relief représentent des trophées et des attributs de Marine. En frise d'établement des triglyphes alternent avec des métopes sculptées que surmontent des mutules également sculptées sous la corniche. Par-dessus celle-ci et en avant de l'attique deux statues épaulent une plaque de marbre portant l'inscription gravée : "Arsenal de la Marine nationale".
L'une, à droite, représente la déesse Minerve assise et casquée, ayant sur sa poitrine la tête de Méduse et tenant de sa main droite un miroir qui repose sur son genou et qu'entoure le serpent symbolique. L'autre à gauche, représente Mars, le dieu de la guerre, assis et tenant en main glaive et bouclier. Surmontant l'attique, au centre un écusson monumental portant l'ancre de marine s'orne d'une coquille Saint-Jacques et a pour support des faisceaux d'armes, de drapeaux et d'instruments nautiques. De part et d'autre, deux enfants brandissent un bouquet de feuilles d'acanthe, tandis qu'à leurs pieds s'étalent sur le rebord de la corniche des fruits de toutes sortes.
Ce magnifique ensemble architectural a été classé monument historique en 1910, suit à la demande du Maire de l'époque. La porte fut sauvée de la démolition. Pierre à pierre, le monument fut déplacé et érigé à l'ouest de la bibliothèque du port et du tribunal maritime. Les travaux furent achevés en 1912.
Plus récemment en 1981, on a procédé à son déplacement pour réaliser la liaison routière entre la place d'Armes et l'avenue de la république, la rue Anatole France devant être élargie.
La porte est devenue l'entrée du Musée de la Marine. Ce dernier créé à la fin du Premier Empire et ouvert au public dès 1814 a subi aussi plusieurs déplacements.
La porte est l’un des rares sites historiques de la ville à avoir survécu à la seconde guerre mondiale.
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Le Musée de la Marine.
Créé à la fin du Premier Empire et ouvert au public dès 1814, le musée de la Marine de Toulon, installé après guerre sur le quai Cronstadt, se situe depuis 1981, à côté de la tour de l’horloge de l’arsenal, l’un des rares sites historiques de la ville à avoir survécu à la seconde guerre mondiale.
L’entrée du musée est constituée de l’ancienne porte de l'arsenal datée de 1738, qui est quelque sorte la mémoire de cet arsenal.
Le musée comporte des modèles de navires ainsi que la maquette de la Corderie.
Les collections retracent l'évolution du port depuis la construction navale en bois du XVIIIe siècle jusqu'à l'avènement des cuirassés à vapeur et des navires militaires du XXe siècle.
On y trouve également des canons, différents objets de marine et un phare en mouvement.
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| Neptune |
Colbert |
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| Un matelot |
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| La cloche |
Minerve |
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| Barre |
Transmetteur d'ordre |
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| Bannettes |
Compas |
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Torpille |
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| Sextant |
fFeu de bordée |
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| Maquette de La Corderie |
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| Tableau de manoeuvre machine |
arrière du PA Clemnceau |
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| Le valessi |
Transmetteur d'ordres |
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| Barre |
Sous-marin au bassin |
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| Maquette du PA Charles de Gaulle |
Maquette du PA Béarn |

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Le sort de la porte monumentale du contrôle témoigne de l'attachement des Toulonnais aux vestiges du passé de leur cité. La voici à sa troisième implantation dans la ville.
Cette porte constituait à l'origine l'entrée centrale d'un vaste établissement construit sous Louis XIV pour servir de séminaire aux aumôniers des vaisseaux royaux.
Le séminaire royal comportait deux étages surmontés d'un observatoire. Sa profondeur était de 100 mètres et sa superficie était couverte de bâtiments desservis et éclairés par deux grandes cours intérieures. Il s'ouvrait sur la rue Royale, devenue plus tard rue Nationale puis rue Jean Jaurès.
En 1770, la maison des jésuites fut affectée comme caserne aux gardes de la Marine jusqu'en 1774, date à laquelle l'Hôtel des gardes fut installée dans l'Arsenal.
En 1785 débutent les travaux de transformation de l'ancien séminaire en hôpital,principal. En 1910 un nouveau grand hôpital ayant été construit au quartier Sainte-Anne, il fut décid de démolir l'ancien hôpital, ex-séminaire royal.
Aucun vestige ne subsiste sur les lieux mêmes de l'édifice qui fut rasé pour faire place à un vaste ensemble de constructions immobilières, dont la poste centrale.
La création de la pénétrante ouest de l'autoroute a nécessité la démolition du bâtiment de la Majorité Générale, du tribunal maritime et de la bibliothèque du port et la suppression de l'avancée que formait ladite porte avec son bâtiment de liaison et d'entrée au pavillon de contrôle. On a donc procédé à un deuxième transfert de la "porte du séminaire", mais cette fois avec des moyens plus modernes;
Flanquant la façade est du pavillon de Contrôle, la porte sur son nouvel emplacement termine dignement le long alignement du bâtiment de la Corderie de son époque et rappelle par l'ordonnance de ses colones l'architecture de la porte principale, sa contemporaine, elle aussi transférée.
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La porte monumentale comprend une ouverture en plein cintre encadrée par quatre colonnes d'ordre dorique accouplées et engagées qui supportent un entablement avec corniche à dentelures surmontant une suite de triglyphes et de mutules.
En relief , se détachant sur l'entablement, deux statues colossales assies, encadrent une embase à larges moulures dans laquelle est encastrée une plaque de marbre blanc portant l'inscription "Préfecture Maritime" (jusqu'aux bombardements qui rasèrent la Préfecture Maritime, cette porte donnait effectivement accès aux bureaux de la Préfecture).
Surmontant le panneau à inscription, deux génies enfants soutiennent un grand écusson aux armes de la France, dont les fleurs de Lys ont été grattées à la Révolution.
Les deux statues en pierre de Calissane représentent l'une la Religion, l'autre la Force. Elles furent exécutées par l'artiste Tombarelli, d'après les dessins de Raymond Langueneux, maître sculpteur du port.
La religion placée à gauche, lève la tête vers l'écu de France. Son bras gauche est allongé sur l'embase. Son bras droit et la main sont étendus en manière de supplication. Elles est couverte d'un manteau passant sur la tête et ne laissant rien voir que le haut de la tunique. Un livre fermé à côté d'elle, apparait.
La force placée à droite étend le bras droit sur la même embase tandis que de la main gauche elle tient une massue.
A ses pieds on voit une lionne et un bouclier. Une grande draperie flotante le couvre en partie.
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Les bassins Vauban au premier plan
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La Corderie
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Etat-Major ALAVIA (ex ALPA)
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Les Ateliers Militaires de la Flotte
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Arsenal du Mourillon
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BAP Jules Verne
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TCD Foudre
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A69 CDT Ducuing
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RHM Filao
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La Tour Royale.
Historique : Sur les instances de la province, alarmée par le conseil de ville, le roi Louis XII ordonna en 1513 la construction à l'entrée du port d'une fortification en forme de tour (d'où le nom) pour en défendre l'accès.
La direction du chantier fût confiée à un ingénieur Italien, De La Porta.
Les travaux commencèrent en 1514 pour s'achever 10 ans plus tard.
Un des premiers faits historiques fût sa prise sans combattre par les troupes de Charles Quint, traître à François 1er, dès 1524.
En 1536, la Tour Royale participa à la défense de Toulon lors du siège de la ville par les troupes impériales.
A l'occasion des persécutions dont souffrirent en province, les protestants à la suite de la Saint-Barthélémy, une vingtaine de familles de Réformés y trouvèrent un asile sûr.
Durant le siège de 1707 par les troupes du duc de Savoie, elle participa à la défense de la ville.
A partir du XVIIIème siècle, la Tour Royale ou grosse tour par opposition à la tour Balaguier de dimensions plus réduites, ne joua plus un grand rôle militaire défensif.
La révolution la transforma en abjecte geôle.
Durant la guerre franco-allemande de 1870-71, elle abrita dans ses souterrains, l'or de la banque de France avant d'être définitivement déclassée comme ouvrage défensif en 1874.
Elle servit de magasin, puis à nouveau de prison au cours de la guerre de 1914-1918 pour des prisonniers Allemands.
Durant la guerre de 1939-1945, elle était occupée par les Allemands.
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Descriptif : La Tour Royale constitue le plus ancien édifice de la marine dans la région maritime Méditerranée. Située à l'extrêmité sud est du Mourillon, elle est classée monument historique depuis 1947.
Tour à canons de forme quasi-circulaire de 60 mètres de diamètre dont l'épaisseur des murs varie de 3 à 5 mètres, elle comprend notamment un noyau central, un ensemble de neuf batteries basses casematées, une plate-forme au niveau de l'accès par un pont-levis, une terrasse supérieure protégée par une muraille massive formant parados. Une rampe à canons reliant le magasin aux terrasses supérieures permettait l'acheminement de l'artillerie et des munitions. Le noyau central renferme un ensemble de locaux disposés sur trois niveaux superposés, reliés par des escaliers à vis. Outre deux citernes, on y trouve des salles voûtées servant de magasins et de cachots.
L'ensemble était à l'origine éclairé par la lumière naturelle. La tour proprement dite est ceinturée par un large fossé.
Plusieurs modifications de l'ouvrage ont été effectuées au cours du temps : ajout de deux battries basses à la fin du XVIIème siècle dont les embrasures sont aujourd'hui bouchées, galerie de fusillade côté terre, implantation d'une caserne sur la plate-forme puis d'un logement de gardien, aménagement des terrasses supérieures pour recevoir l'artillerie DCA.
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| Placé sur une hauteur proche de la ville de Toulon,dont il couvre les approches, le Fort Lamalgue est un des derniers témoins des fortifications édifiées au XVIIIème siècle pour protéger le grand port de guerre du Levant. |
| Dès la fin du XVIIème siècle, on reconnaît l’intérêt d’une implantation militaire sur la hauteur de Lamalgue pour défendre Toulon vers l’est. |
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La décision de construire un fort sur la colline de la Malgue remonte donc à l’année 1707, suite au siège que la ville de Toulon subit cette année-là.
En 1755, le roi Louis XVII achète le terrain aux vignerons.
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| Sous la direction de l’ingénieur général des fortifications de Provence, François Milet de Monville, la construction débuta le 5 novembre 1764. Les travaux s’avérèrent longs et difficiles. Le gros œuvre s’acheva en 1784 et le fort ne fut terminé qu’en 1792. |
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Le Fort Lamalgue est considéré à juste titre comme une merveille d’architecture. La cour d’honneur (7) est délimitée par une enceinte rectangulaire de 200 mètres de long sur 144 de large, bastionnée aux quatre angles et entourée de fossés.
Les bastions, en forme de losange, reçurent en 1787 les noms de Roi (1), Reine (2), Dauphin (3) et Normandie (4). Leur tracé angulaire est déterminé de façon à « flanquer » les courtines (8). Le croisement des feux garantit l’absence d’angles morts et interdit totalement à l’assaillant l’accès dans les douves.
Vers l’est, direction principale d’une attaque, le dispositif de défense est échelonné en profondeur. Du fort vers l’extérieur, on trouve successivement : deux couvre-faces (9), une contregarde (10), une contrescarpe (11), parcourue par une galerie de feux de revers. Cette dernière permettait de prendre à revers des assaillants qui auraient réussi à se faufiler dans la douve.
A l’extrémité est de la cour d’honneur, on trouve un solide bâtiment voûté appelé Cavalier (5). Sa terrasse, plus haute que le rempart oriental, était conçu pour porter des canons. Ses souterrains abritaient les cachots.
Dans la douve nord, deux demi-lunes (6) accolées offrent de la profondeur au système défensif.
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| La vocation première du fort n’est pas de surveiller la rade, mais les voies d’accès terrestres à l’est de Toulon pour empêcher l’approche des troupes ennemies et l’installation de pièces d’artillerie qui pourraient facilement bombarder la ville. |
| La garnison du Fort Lamalgue pouvait compter jusqu’à 500 hommes susceptibles d’armer 200 pièces d’artillerie. Les canons installés sur les bastions permettaient de battre l’est de la ville, la grande rade et même la ville au cas où elle serait révoltée. Les batteries possédaient des fours à réverbère capables de rougir les boulets. |
| La cour d’honneur fut agrémentée de quatre pièces d’artillerie : |
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De part et d’autres de l’entrée principale du fort, deux mortiers à plaque de 12 pouces fondus en 1812 et 1855. Un mortier lance ses projectiles selon une trajectoire courbe afin qu’ils retombent derrière les murailles ennemies.
Dès la fin de sa construction et jusqu’en 1923, le fort sert de prison. Il accueille alternativement des prisonniers de guerre, des internés politiques, des forçats.
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Au mois de janvier 1848, le Fort Lamalgue reçoit un prisonnier de marque : l’Emir Abd El Kader.
Extrait à sa demande d’Oran, on l’embarqua à bord de la frégate à vapeur l’Asmodée, lui et sa smala (61 hommes, 21 femmes et 15 enfants). Après une traversée par mer houleuse, le débarquement a lieu au Lazaret, il rejoint ensuite le Fort Lamalgue, puis sera conduit vers Sète et enfin la ville de Pau.
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| L'Emir ABD-EL-KADER |
L'Asmodée |
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A l’aube du 20ème siècle, le fort change de destinée. Il connaît un début de restauration.
En 1923, une partie du 4ème régiment de tirailleurs coloniaux s’établit dans le fort.
On envisage également d’y établir les services de la préfecture maritime en temps de guerre. Le Préfet Maritime installe son poste de commandement dans le bastion sud-ouest en 1939. Au mois de mai 1940, le Commandement du Secteur de Défense de Toulon y est opérationnel et le ministère de la Guerre cède officiellement la place à la Marine Nationale.
Après la défaite, la promotion 1941 de l’Ecole Navale, pour une partie, repliée de Brest, vient occuper les locaux.
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| Le 27 novembre 1942, la reddition du Fort Lamalgue ouvre les portes de Toulon aux allemands. Mais deux officiers parviennent à alerter l’Amiral Laborde, commandant la flotte à bord du Strasbourg. Les bâtiments se sabordent quelques heures plus tard. |
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| Le Strasbourg |
| Pendant les deux dernières années de guerre, le Fort Lamalgue est occupé par des garnisons allemandes ou italiennes. Le pavillon d’entrée est détruit lors d’une attaque aérienne en 1944. |
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Après la guerre, le centre automobile de la région (1946), le bureau maritime des matricules (1951) et le centre de gestion des réserves (1957) s’installent dans le fort.
Depuis 1994, plusieurs organismes ont rejoints successivement le site :
- le Centre Lamalgue ;
- le Centre de Traitement des Informations pour les Ressources Humaines (CTIRH) ;
- le Centre Informatique du Commissariat de la Marine (CIC) ;
- l’Antenne de Traitement de l’Information pour les Ressources Humaines du Service de Santé des Armées (ATIRH/SSA) ;
- l’Antenne Réserve Militaire de Toulon (ARM).
L’effectif total compte environ 450 personnes, civiles et militaires.
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