AU CARTAHU est le premier ouvrage, édité en 1984, de Jean-Charles MEYER, fils de marin, marin, et surtout passionné par la Marine.

L'auteur nous raconte le quotidien des marins à travers les cartes postales anciennes.

En 1985, un deuxième livre : LA RAILLE, racontera Toulon à partir de cartes postales anciennes.

   

Le jeune Victor-François AGUILLON lauréat du concours de la toute nouvelle Ecole Navale, embarque à bord du Borda en 1844. Sa carrière d'Officier de la marine de la République puis de la marine Impériale va se dérouler pendant cette période où de grands changements vont intervenir dans la société du XVIIIème siècle. Il connaitra la navigation à la voile, puis à la vapeur à roues ensuite à hélices.Des navires en bois il passera sur ceux aux coques d'acier blindé. Sous l'impulsion de Napoléon III la marine entrera dans la modernité.     Victor-François sera affecté en Nouvelle-Calédonie, lors de la prise de position officielle de l'île. Il participera à la campagne d'Italie, puis la paix revenue, il commandera un aviso chargé de la surveillance de la pêche et de l'ostréilculture. Il côtoiera les plus grands marins de ce siècle au cours de ses différentes nominations.    Ce quotidien d'un marin, ces petites histoires de la Grande Histoire, s'appuient sur l'ensemble des documents administratifs authentiques de la carrière de Victor-François AGUILLON, qui sont reproduits au fil de la narration.    Bon voyage dans cette période quelque peu oubliée de notre patrimoine.

   

 D'aucuns pourraient penser qu'il s'agit d'un nouveau livre sur Toulon, tel qu'il en parait deux ou trois dans l'année.

On répondra : nouveau, oui !

Nouveau car l'iconographie rassemblée ici est exceptionnelle. Les cartes postales de la collection de Raymond BERNARDI sont très souvent uniques et toujours rares et nous font partager sa passion pour l'histoire populaire en images. Nouveau également pour les textes de Jean-Charles MEYER, véritables petites nouvelles qui racontent le quotidien des enfants de Toulon à une époque ou chaque quartier était une entité et possédait un esprit de clocher.

Regarder et lire cet ouvrage, c'est retrouver des lieux à jamais disparus, revivre une enfance et une jeunesse heureuses. C'est ce souvenir d'une plage, d'une place, d'un bâtiment, d'une rue que les temps modernes ont transformés. C'est laisser la nostalgie nous envahir, chassant le stress et l'angoisse. Quelques heures d'un pur bonheur ...

   

La plage arrière est cette partie du bâtiment, généralement plate, dépourvue d'obstacles, si, ce n'est un guindeau, un lance-grenades et quelques bittes, qui permet à l'équipage de disposer d'assez de place pour s'y regrouper et raconter des histoires de marins.

C'est là qu'ils se retrouvent, au dégagé, lorsque le temps est favorable. C'est un peu nos "grands boulevards" : on y flâne, on y rêve, on y discute de tout et de rien, on s'y rencontre entre deux quarts. Les histoires, les faits divers, les bruits de coursives trouvent toujours ici des oreilles attentives. L'auteur les a voulus "en vrac'h", ces récits, avec un clin d'oeil à nos nombreux amis bretons, mais aussi parce qu'ils ne suivent aucune chronologie.

En complément des clichés en noir et blanc, des copies de plaques, une riche sélection d'images authentiques, et bien entendu inédites, vient apporter une touche nostalgique aux témoignages les plus anciens : photographies de bâtiments qui firent le succès de la Marine Natioanle, lieux transformés, voire effacés du décor actuel.

Rejoignons donc l'auteur sur cette plage arrière qui, n'ayont pas peur des mots, équivaut à la place d'armes des biffins, sauf que celle des marins est mobile, parfois très bousculée lorsque la mer est grosse. C'est bien ça, elle est en vrac'h !

   

Jamais, plus jamais le drapeau national ne flottera sur le l'Ecole des apprentis de l'arsenal de Toulon. L'établissement a définitivement fermé ses portes à la fin des années 1990. Cinq mille jeunes, futurs encadrants de la DCAN, furent formés au coeur du port militaire. Pendant plus de cinquante ans, les professeurs, moniteurs, instructeurs donnèrent le meilleur d'eux-mêmes pour conduite les "enfants-élèves" vers des métiers nécessitant un  grand savoir technique. Et cette formation n'était pas seulement à destination d'un métier, elle fut également - et peut-être surtout - à destination des hommes.

L'auteur, lui-même apprenti au début des années 1950, a collecté auprès des anciens élèves de nombreux témoignages. Il a rassemblé des photographies et autres documents authentiques qui attestent de l'état d'esprit des arpètes. Le Polygone, l'atelier, Embrun, Pipady, les cadres formateurs : laissez-vous guider dans cette passionnante école de la vie à jamais disparue.

   
   Le langage des marins permet de créer une harmonie à bord d'un vaisseau.
Chaque élément de la construction navale doit être nommé avec justesse et précision.
De tout temps, depuis les galères jusqu'à notre marine nucléaire, les matelots ont employé le mot juste, dont la définition n'était connue que des seuls utilisateurs.
Aujourd'hui encore, ce vocabulaire parait quelque peu ésotérique en terrien lambda.
Partant de cette langue technique, les marins ont, à l'instar d'autres professions, inventé leur propre argot leur permettant de converser entre eux. Rien de secret ou de confidentiel dans ces paroles, simplement une marque d'appartenance à un groupe.
Pour faciliter la compréhension de ces termes, l'auteur nous donne une définition terrienne" qu'il accompagne de cartes postales et de photographies anciennes dont certaines sont indédites. Plongez dans ce monde maritime empli de couleurs, de justesse et parfois même de poésie.
   

Henri ROOSZ

Ouvrage à la mémoire de tous les Officiers, Officiers Mariniers et Marins de l'Albatros (dernier des contre-torpilleurs français de 2 480 tonnes) , et de la 2ème Escadre Légère, morts pour la France et à celle de tous ceux qui un jour servirent sur ce navire.

"Le vrai tombeau des morts est le coeur des vivants."

   

 De la découverte du métier de timonier au Cap Brun, à Toulon, au pupitre d'instructeur à Saint-Mandrier : d'un raid sur Bizerte à bord du porte-avions Arromanches au transit du Général DE GAULLE vers le Canada sur le croiseur Colbert, en passant par les ultimes soubresauts de la guerre d'Algérie, les grandes croisières de l'escadre de la Méditerranée et les tragédies qui ont endeuillées la Marine, c'est un pan entier de l'histoire maritime du Levant, celle des années soixante à quatre-vingt-dix, qu'évoque Jacky LAURENT dans son ouvrage "Mes années bleu marine" ou le journal de bord d'un ancien de la Royale.

Riche en péripéties, émaillées de révélations et de descriptions savoureuses, cette rétrospective illustrée porte un regard sans concession mais non dénué de tendresse sur un chapitre méconnu de l'hisoire de la Marine française.

Rédigé dans un style vivant et imagé, cet ouvrage est le témoignage sans fard d'un marin militaire balloté par le flot des événements qui ont marqué son temps. Du vécu à l'état brut !

   

 En réalité, ce n'est pas un mais ce sont cinq cercles navals que Toulon a successivement connus ; cela fait au moins cinq raisons de raconter cette histoire. Mais surtout l'actuel cercle fête, cette année (en 2003), ses 70 ans  d'existence et cet anniversaire mérite d'être souligné ; quel plus bel hommage que de le célébrer par la plume !.

Ainsi s'exprime Jean-Noël BEVERININI qui, dans ce livre, recherche l'origine de l'apparition des cercles dans la Royale et nous ouvre la porte du cercle Vauban pour une traversée qui n'avait jamais jusqu'à présent été entreprise. Des sous-sols jusqu'au toit-terrasse, le lecteur découvrira le cercle de la Royale dans ses moindres recoins en traversant son grand hall, son salon de lecture, ses salles de restaurant et leurs magnifiques peintures.

 Les passionnés d'histoire maritime et les amoureux de Toulon comme ceux de Marseille trouveront dans cet ouvrage de quoi les satisfaire. Tous, à n'en pas douter, porteront désormais sur le bâtiment de la rue Jean MOULIN un autre regard.

   

 Après "Du haut de la Butte" et "Brest d'Hier à Demain", Jean-Louis AUFFRET nous fait découvrir la Royale à travers le "Parcours d'un marin Breton". Cet ouvrage rempli d'anecdotes retrace la carrière d'Iffick, marin et Officier Marinier dans la Royale.

Il vous fera plonger dans un univers réaliste, original et sans détours : Ecoles de la Marine, embarquements à la mer, affectations à terre, base aéro ...

Ce livre chaleureux est illustré par 100 dessins à la plume.

   

 C'est un recueil dédié à tous les marins de la Marine Nationale et à leurs familles. Il est dédié particulièrement aux spécialités des services ENERGIE, raison d'être de l'Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole des Apprentis Mécaniciens de la Flotte , aussi dévouées au service que promptes à faire la fête, dès que possible.

En gardant le souvenir de tous les amicalistes décédés dont certains ont participé à la réalisation de cet ouvrage !

   

 Port militaire et siège d'une préfecture maritime, Toulon est le porte-drapeau de la Marine en Méditerranée. Cet ouvrage, signé par Cyrille ROUMAGNAC, fils d'un Officier de Marine, vous fait revivre l'histoire du site de façon originale : certains récits émanent des archives du port, de nombreux témoignages et anecdotes renouvellent le sujet et le rendent accessible à un large public, pendant que des documents iconographiques sélectionnés avec soin illustrent les textes.

Ce livre développe tout particulièrement les aspects industriels et sociaux du port. Ouvriers et Officiers de Marine y parlent d'une seule voix pour décrire ce qu'ils ont vécu. Leurs nombreux témoignages permettent au lecteur de s'initier aux activités d'un des plus grands sites maritimes de France, devenu officiellement arsenal par un arrêt de la Cour de Provence le 30 juin 1599.

En parlant de de la rade, VAUBAN disait "C'est la plus belle et la plus excellente de la Marine de l'aveu de toutes les nations ...". Le livre de Cyrille ROUMAGNAC ne le dément pas, bien au contraire, il vous offre de le redécouvrir ...

   

 Si 90 ans nous séparent de la création de la Base de Dirigeables de Cuers-Pierrefeu, rien n'est plus actuel que d'évoquer le savoir-faire aéronautique, fleuron de l'indistrie européenne. Après un large chapitre consacré aux véritables pionners des airs et la disparition tragique du Dixmude en 1923, cet ouvrage nous relate l'évolution constante de la Base varoise jusqu'à son fonctionnement actuel.

La seconde guerre mondiale n'éparque pas la région toulonnaise et la Base subit drames et deuils. Dans les années 70, le rythme industriel s'accélère jusqu'à la démolition des cathédrales à dirigeables, en 1983. Puis 1997 ouvre une ère nouvelle : l'Association de la Zone Civile Cuers-Pierrefeu est officialisée, concrétisant les rêves des mordus de l'aviation. S'instaure alors une réelle synergie entre l'activité militaire "qui doit durer" et la Zone Civile, en développement.

La Base aéronautique de Cuers-Pierrefeu et, pour le Var, un site exceptionnel d'accueil des vols d'affaires et du tourisme aérien.

   

 2007 est l'année du centième anniversaire du premier vol d'un hélicoptère mais l'entrée en service de cet aéronef dans la Marine est beaucoup plus récente. Ce n'est, en effet, qu'en 1951 que l'aéronautique navale reçoit son premier hélicoptère, un Bell 47D.

 Si la gestation a été longue, près de 44après, dans le mêm lap de temps ou presque la Marine a fait considérablement évoluer cette voilure tournante puisqu'initialement limité aux missions d'école et aux balbutiements du sauvetage en mer, l'hélicoptère est devenu aujourd'hui un véritable système d'armes de patrouille maritime capable d'exceller dans la lutte anti-sous-marine ou anti-navires comme aussi, si nécessaire, en héliportage d'assaut, en soutien logistique et, bien sur en sauvetage et assistance maritime.

Un des objectifs de ce livre est de vous présenter l'historique de cette évolution. Alors, embarquez pour cette mission... "vert décollage".

   

 

Si l'aéronavale française, symbolisée par la base maritime de Saint-Mandirer au large de Toulon, est aujourd'hui une arme d'élite à la fois méconnue et admirée du grand public, c'est parce que son histoire est celle d'un métier, d'une passion, d'une aventure technologique et humaine au service d'un pays et des hommes. 

Des premières générations d'hydravions pilotés par de véritable héros des temps modernes dès 1912 au porte-avions Charles de Gaulle, des embryons d'escadrilles aériennes de 1925 aux flotilles d'hélicoptères Alouettes puis Dauphins et Panthers, un siècle d'histoire militaire défile sous nos yeux. Après les opérations militaires des deux guerres mondiales, les événements d'Indochine ou d'Algérie, l'aéronavale s'engage dans une nouvelle ère avec les missions de sauvetages en mer, la dissuasion tactique...

Des récits de sauvetages comme celui du Major Codou, d'incroyables témoignages, dont celui de Nadine Zanatta, première femme pilote d'hélicoptère, ainsi que des photographies exceptionnelles viennent enrichir un récit à la fois captivant et inédit.

L'auteur, Claude Pisano, n'est pas un marin, mais un journaliste admiratif devant ces hommes et ces femmes qui ont consacré leur vie à cette grande aventure qu'est l'histoire de l'aéronavale à Saint-Mandirer. Alors comme lui, laissez-vous embarquer dans un voyage hors du commun. Reconnu pour ces travaux sur des sujets maritimes et géographiques, Claude Pisano apporte une vision originale sur l'aéronavale française.

   
   La série des "escorteurs de l'Union française", fort bien conçue à son époque, innovait en matière de nouvelles technologies d'armement, de propulsion et d'habitabilité pour l'équipage (climatisation, bannettes, etc.). Ce furent d'excellents navires par leurs qualités maritimes et militaires. Ces bâtiments ont malheureusement souiffert de leur éloignement de la métropole et de leurs trente années et plus de carrière sur toutes les mers du globe.
Huit ans d'un travail minutieux a permis aux deux auteurs de nous livrer un témoignage à la fois technique, vivant et humain.

Patrick Houy côtoie dès son enfance les marins de la base d'Arzew. Attiré par le monde maritime, il s'enrôle dans la "Royale". Il servira à bord de navires de surface ainsi qu'aux sous-marins durant 22 ans de carrière.
Jacques Ducros a toujours été un passionné de lectures et de Marine. Engagé très jeune dans la "Royale" par vocation et par "rêveries", il a embarqué sur l'Amiral Charner et effectué la première campagne de 27 mois autour du monde de ce beau navire tout neuf en 1962.
   
   A travers l'histoire de Toulon sous l'ancien Régime, Michel Vergé-Franceschi décrit l'évolution du premier port de guerre du royaume et, au-delà, aborde sous un angle original l'histoire de la Méditerranée et de sa géoplitique, celle de la marine et de la guerre sur mer, de la construction navale et de son premier prolétariat humain. Les enjeux de cette brillante monographie dépassent donc largement une histoire exclusivement locale, même si l'auteur y fait de nombreuses et heureuses incursions. Né au début du XVème siècle, le port n'était alors qu'un village tourné vers la terre. Bientôt, la création d'un "arsenal" le dote d'une vocation guerrière. Quand Charles Quint s'installe en Espagne, la géostratégie de toute la Méditerranée change. François 1er doit entretenir de bonnes relations avec l'"allié" ottoman - Soliman le Magnifique - pour tenter de résister au Roi Catholique qui cherche à dominer la Méditerranée occidentale. Après les guerres de religion, le port renaît grâce à l'intérêt que lui porte Henri IV, il accueille les galères, assure les victoires de la flotte française avant que Louis XIV ne charge Vauban de le fortifier. Toulon gagne la guerre de Hollande mais la fin du règne du Grand Roi est difficile (sabordage de la flotte en 1707, terrible épidémie de peste, etc.). Des oppositions naissent entre élites portuaires et gens de l'arsenal qui ne vivent que de la guerre. Quand celle-ci se déplace vers l'Atlantique, Toulon voit son déclin s'amorcer. La chute de la monarchie sonne la fin du grand port royal.

Michel Vergé-Franceschi est né à Toulon en 1951. Il a soutenu sa thèse de doctorat d'Etat sur les officiers de marine. Professeur à l'université de Savoie, il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages dont une histoire de la Corse, et a dirigé le Dictionnaire de la Marine chez Bouquins.
   
   Pourquoi cet homme n'a-t-il pas vécu jusqu'à moi, j'en eusse fait notre Nelson, et les affaires eussent pris une autre tournure, déclarait Napoléon à propos du vice-amiral Pierre André de Suffren (1729-1788).
Bel hommage pour celui qui est, à l'étranger, le plus connu des marins français. Pourtant le personnage n'a jamais manqué de détracteurs. Si les uns retiennent son immense popularité auprès des hommes, son souci permanent de leur santé et de leur moral, les autres soulignent la démagogie d'un chef dur et cassant avec ses officiers mais cultivant, avec sa tenue débraillée et sa vulgarité de langage, une familiarité déplacée avec les équipages.
Embarqué dès 15 ans sur les navires de la marine royale, Suffren combat la domination maritime anglaise sur toutes les mers, notamment au cours de la guerre d'indépendance américaine. Mais c'est le commandement de l'escadre française envoyée aux Indes qui va lui donner l'occasion de faire éclater son génie. Remarquable stratège, Suffren affronte pendant 3 ans, avec panache et résolution, la flotte de Hugues, l'amiral britannique, jusqu'à ce qui va constituer sa plus belle victoire : Gondelour. Rompant avec la prudente doctrine en vigueur, il adopte une tactique résollument agressive visant la destruction des forces de l'ennemi. La paix lui fera néamoins reprendre le chemin de la France, où les honneurs l'attendent : le grade de vice-amiral, le prestigieux ordre du Saint-Esprit, et une place dans l'histoire.
L'Amiral Rémi Monaque conte avec maîtrise et brio les aventures de ce marin amoureux d'un métier qu'il connaissait si bien que le plus grand théoricien maritime français, l'Amiral Castex, le considière, avec Ruyter et Nelson, comme l'un des trois noms immortels qui jalonnent l'histoire de la marine à voile.
   
   "Nous n'avions plus à bord que quelques canons qui fussent en état de servir; à peine 150 boulets encore dans le puîts, le gouvernail coupé... Enfin, nous étions fermement persuadés que le vaisseau coulerait sous peu d'heures et, néanmoins, le feu continuait avec la plus grande vivacité, aux cris de "Vive l'Empereur !" Plutôt la mort que la prison !"

La mort fut souvent au rendez-vous pour les équipages français engagés dans ce terrible affrontement naval dont le nom prend une sinistre résonnance : Trafalgar.
Pour les Anglais c'est une apothéose, pour les Français, une humiliation. Faisant appel à de nombreux documents et témoignages inédits, l'amiral Monaque, en homme de mer et en historien chevronné, nous replonge au coeur de la terrible tragédie maritime survenue le 21 octobre 1805. Il met en lumière la responsabilité de Napoléon et plus généralement la qualité de sa pensée et de son action dans le domaine maritime, il revient sur les conditions de vie à bord des navires, dresse le portrait des principaux acteurs du drame et rend intelligible, à l'aide de nombreux schémas et plans, les techniques de navigation et de combat de la marine à voile.
On découvrira enfin que Trafalgar n'a produit, à court terme, que des effets stratégiques mineurs. Bien avant qu'elle ne se déroulât, Napoléon avait en effet renoncé à son grand dessein d'invasion de l'Angleterre et dirigé sa Grande Armée vers l'Europe centrale et le futur "soleil d'Austerlitz" du 2 décembre 1805.
   

 

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