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4/6/12Economies ?

  Le Général (2S) Jean-François DELOCHRE
Président national de l'Epaulette
à
Martine AUBRY
Première secrétaire du parti socialiste

Madame la Première secrétaire,
Le 29 mai, sur le plateau de BFM/TV, en réponse à une question de Jean-Jacques Bourdin concernant la compensation des 60 000 postes dont la création dans la fonction publique est envisagée par le Gouvernement, vous vous êtes exprimée en ces termes : « Il y a un accord avec l’armée – nous y avons beaucoup travaillé – pour réduire l’armée. »
Vous comprendrez qu’en tant qu’association d’officiers regroupant plus de 6 000 adhérents dont près de 3 500 sont d’active, ces perspectives puissent nous troubler ; d’autant plus qu’un nombre croissant d’officiers sous contrat font partie de nos membres.
Vos propos nous surprennent à deux titres.
Tout d’abord, ils n’émanent ni du Président de la République, chef des armées, ni du Premier ministre, responsable de la Défense pas plus qu’ils n’ont apparemment la caution du Ministre de la défense. En effet ce dernier, monsieur Le Drian, qui n’était encore que responsable du pôle défense de l’équipe de campagne de monsieur Hollande, nous a reçus le mercredi 2 mai 2012 et nous a confirmé qu’il n’était pas envisagé d’aller au-delà de la déflation programmée dans le cadre de la RGPP (54 000 postes dont 30 000 ont déjà été « rendus »).
Enfin, l’expression « l’armée » dans votre bouche ne correspond pas à un vocabulaire de spécialiste du domaine et sonne faux aux oreilles d’officiers de l’armée de Terre, de la Gendarmerie et des Services communs que nous sommes. Elle nous inquiète d’autant plus qu’elle intervient après ce qui aurait été un long travail sur ce sujet régalien.
Aussi, face à ce qui nous apparaît comme deux fausses notes, nous vous serions obligés si vous pouviez nous éclairer sur ces points :
- Quelle légitimité faut-il accorder à vos affirmations alors que vous n’êtes pas en responsabilité gouvernementale ?
- Quels ont été les organismes de « l’armée » avec lesquels vous auriez « beaucoup travaillé » pour mettre en coupe, apparemment réglée, la dite armée ?
- Y-a-t-il, au-delà de cette affirmation imprécise, des chiffres et des échéances ainsi qu’une approche cohérente de l’organisation et des nouvelles missions qui découleraient de cette réduction ?
La période électorale qui se prolonge jusqu’au 17 juin nous semble particulièrement propice au recueil d’informations déterminantes dans le choix de nos votes. Aussi nous attendrons avec impatience et intérêt les éléments de compréhension que vous voudriez bien nous faire parvenir et que nous communiquerons à nos adhérents.
Soyez assurée, madame la Première secrétaire, de toute notre considération.
 


 

 


 

 
1/4/12Marin licencié

 

Marin licencié à cause d'une corvée de poubelle: ministre sanctionné


Artilce Var matin

Licencié de la marine pour avoir monnayé 40 e une corvée de poubelles, un second-maître basé à Saint-Mandrier, a obtenu sa réintégration immédiate.
Après avis du conseil constitutionnel, le tribunal administratif de Toulon a prononcé le 30 mars la réintégration dans son grade dans un délai de un mois et de régulariser sa situation financière dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. L’Etat doit lui à verser 2000 euros au titre frais engagés en justice.
 

 


 

 
4/2/12Porte-avions français : par qui ont-ils été achetés ? Commandés ?

 

Article blog Le fauteuil de Colbert


Aux visiteurs étrangers qui fréquenteraient ce blog, j'aimerais avoir la politesse de les prévenir que la France est en pleine campagne présidentielle ! Le régime politique de la Ve République privilégie, dans une certaine mesure, le bipartisme, c'est-à-dire, l'articulation de la vie politique française autour de deux grands partis. C'est tout le sens des élections uninominales à deux tours. Ces deux partis, à l'heure actuelle, sont le parti socialiste (PS) et l'union pour un mouvement populaire (UMP). Ils ont eu bien des ascendants (PSU, UDF, RPR, etc.). Il n'est pas question d'entrer dans des considérations constitutionnelles "techniques". Mais, il y a deux choses à dire sur cette Ve République, et plus généralement sur les Républiques :
•    la première est un débat qui semblerait se dessiner autour du régime politique français le plus profitable à la Marine Nationale. C'est un débat long et complexe qui nécessiterait bien plus que des billets ;
•    l'autre chose à dire est plutôt une question : qui a commandé et acheté les porte-avions français ?
Pendant toute campagne présidentielle française, la Défense finit bien, un jour ou l'autre, par faire son apparition dans les débats. Disons-le tout de suite, les questions militaires sont rarement étudiées par les partis, et quand elles sont abordées, c'est pour mieux confirmer la première affirmation. Dans l'actuelle campagne, un "double consensus" semble se dessiner entre les deux candidats, avérés ou non, des deux principaux partis :
•    ne pas en parler : caractéristique surprenante en considération de ce qui est habituellement écrit, mais, de facto, il semble bel et bien que ce soit le cas ;
•    se mettre d'accord sur les axes majeurs : la dissuasion, la force aéronavale, le spatial, etc.
Ce consensus "mou" ne produit pas de débats stratégiques vivifiants. Non pas que ces débats n'existent pas, mais ils n'existent pas sur la place publique -et constater qu'il fait froid en hiver et que la guerre tue n'est pas un débat. Par contre, il arrive à la politique de reprendre ses droits, et de permettre aux deux partis principaux de s'écharper sur les questions militaires. L'une des rares questions qui échappe au "consensus mou" est : lequel des deux partis est le plus bénéfique pour les forces armées françaises ? Je vous laisse imaginer qui s'estime d'ores et déjà "plus bénéfique" que l'autre.
 
S'il n'est pas (encore) possible de prendre la question dans son ensemble, il peut être intéressant, distrayant de répondre partiellement à cette question en se demandant lequel des deux grands partis, voir courant politique (puisque la question transcende les Républiques), a acheté et commandé le plus de... porte-avions. Le navire, emblématique fleuron des flottes de combat depuis la seconde guerre mondiale, est un des biais qui va permettre d'aborder cette question.
 
Georges Leygues déposa un statut naval devant le Parlement le 12 janvier 1920. Celui-ci prévoyait l'achèvement de deux coques des cuirassés de classe Normandie, programme de cuirassés (12 pièces de 340mm) qui fut gelé du fait de la Grande guerre et qui ne redémarra pas à la fin de celle-ci, en porte-avions. L'activisme d'une partie de la Marine, et le voyage d'une commission française en Angleterre pour observer le HMS Argus, premier porte-avions au monde (sous quelques réserves). Si le projet de statut naval du ministre n'est pas adopté par le Parlement, il servira pourtant de base à la reconstruction de la Marine nationale sous l'entre-deux-guerres. C'est pendant cette période que l'on distingue l'oeuvre de l'amiral Durand-Viel et du futur amiral Darlan (qui aura tendance à tirer toute la couverture à lui sur cette reconstruction). Finalement, une seule coque des cuirassés de classe Normandie sera achevée en porte-avions. L'histoire de France aurait-elle changé avec deux porte-avions dans les années 30 ? Difficile à dire, en si peu de lignes, mais il faut bien noter que le Béarn était "condamné" comme navire de combat du fait de ses défauts (la vitesse), mais aussi du fait de ce qui ressemble à un "refus" de l'envoyer au combat. Au demeurant, son plus grand défaut est des plus actuels : ses avions étaient obsolètes. La vitesse ? Les cuirassés italiens n'étaient pas particulièrement rapides, et avaient sensiblement la même vitesse d'évolution que le premier porte-avions de la Royale."Détail" important puisque le partage naval franco-anglais attribue la Méditerranée à la Marine nationale, en grande partie.
Le ministre George Leygues, »Colbert » de la IIIème République, était positionné politiquement dans le "centre-droit" de l'époque.

La seconde guerre mondiale se passe dans les raisons que l'on sait, et étonnamment, le Béarn y survit, malgré toutes les choses qui ont pu être dites sur lui. En réalité, cette survit au combat est tout simplement le fait que le navire n'a pas été engagé dans les combats : en mai 1940 il sert à évacuer l'or de la Banque de France mais il est finalement dérouté aux Antilles, où il resta pendant toute la guerre. Bien que les ponts plats prennaient un relief particulier, personne, semble-t-il, souhaita engager le navire quand la France rentra dans la guerre, pour gagner un éclate politique supplémentaire, alors que le rôle des cuirassés était de plus en plus relatif.

Le Béarn servit surtout, après la deuxième déflagration mondiale, a transporter les aéronefs français nécessaires à la reprise de l'Indochine, encore aux mains des japonais. C'est le conflit indochinois qui va, en grande partie, presser Paris de se doter de nouveaux porte-avions. Ce seront les Arromanches (1946 - R95), Dixmude (1946 - A609), LaFayette (1951 - R91) et Bois Belleau (1953 - R97) qui rejoindront spécialement la Flotte pour le conflit indochinois. Ils sont tous de construction étrangère : à part l'Arromanches qui est l'un des porte-avions de classe Colossus vendu par Londres à ses alliés (les autres unités finiront au Canada, en Australie, en Inde, au Brésil), tout les autres sont des anciens porte-avions d'escorte (CVE) de l'US Navy. A noter que les porte-avions Arromanches et LaFayette participeront à la crise de Suez (1956), ce qui mettra en exergue l'absence de continuité opérationnelle entre l'Indochine et cette intervention, ce qui se traduisit par une grande perte de savoir-faire aéronaval.

Le Dixmude entre en service le 26 juillet 1945 dans la Marine nationale pendant la mandature du Gouvernement Provisoire de la République Française. Il s'agissait d'un gouvernement d'union nationale mêlant toutes les tendances, ou presque. Il est donc difficile, sans un travail d'historien pertinent et sérieux, la prépondérance d'un parti ou d'un homme. Il en irait de même pour l'Arromanches qui pris le service le 6 août 1946, donc sous l'autorité du GPRF.
L'affaire n'est pas plus clair pour les deux unités suivantes, les La Fayette et Bois Belleau, puisque si elles rejoignent les rangs de la marine française sous la seconde législature de la IVe République, cela n'indique pas que tout le mérite en revient à celle-ci. Cette législature est plutôt de couleur bleue, du courant politique de droite, en somme. Il semblerait que l'on puisse, sous bien des réserves, lui attribuer l'entrée en service du Bois Belleau. Mais le doute est plus grand sur le La Fayette qui rejoint tout juste la Royale au début de cette législature. L'obtention de ces deux navires est-il le fait de la seconde législature ? Plutôt de la première aux couleurs plutôt roses ? La question est complexe, surtout que la position de Washington a grandement fluctué pendant le temps de la Guerre d'Indochine sur l'attitude à adopter vis-à-vis de la France.
 
Après bien des péripéties, la France se décide à construire deux porte-avions de construction nationale, après avoir écarté bien des projets, comme la conversion du cuirassé Jean Bart en porte-avions, et le PA-28 Clemenceau, pour les plus emblématiques. Les deux porte-avions Clemenceau sont mis sur cale en 1955 et en 1957 après avoir été inscrit aux budgets des années 1953 (Clemenceau) et 1955 (Foch). Le programme aurait donc été formalisé sous la seconde législature de la IVe République (1951-1956). Faut-il en attribuer une partie du mérite aux gouvernements de la législature précédente ? Je tendrais à avoir une position arbitraire : il y a eu bien des projets de porte-avions français, même sous le régime de Vichy, et il n'y a eu personne pour prendre la décision.

La construction du Charles de Gaulle est l'aboutissement d'un long processus doctrinal très riche. Il aura été question de deux porte-hélicoptères à propulsion nucléaire (les PH75) dans le plan naval de 1973. La Guerre des Malouines de 1982, et les espoirs déçus des avions ADAV de la génération du Harrier ont certainement contribué à l'abandon de ces deux unités. Elles ressurgiront sans réacteur nucléaire sous la forme deux trois, et bientôt quatre, BPC. Les deux PA75 prennent la relève et aboutiront au seul Charles de Gaulle.

L'Histoire est encore une fois d'un humour sans faille : les Provence et Bretagne deviennent les Richelieu et R92. Le nom du R91 devient Charles de Gaulle sous l'influence du Premier ministre Jacques Chirac en mai 1986. Cependant, la Défense nationale est un des domaines réservés du Président de la République : les décisions de lancement et de réalisation des programmes militaires lui appartiennent (il suffit de se souvenir dans quelles conditions a été révisé le Livre blanc en 2007-2008). C'est donc avec une ironie d'une rare force que le porte-avions nucléaire est mis en chantier sous la présidence de l'auteur de "Le coup d'Etat permanent" (1964) : le Président François Mitterrand. Grand pourfendeur, à son avènement, de la Ve République, il est à ce jour le seul avoir effectué deux septennats. C'est à l'investiture du président suivant, Jacques Chirac en 1995, qu'il sera possible d'apprendre que l'ancien président socialiste vouait une admiration certaine pour le premier président de la Ve République.

Ironie suprême : François Mitterrand est le seul président de la Ve République à avoir commandé un porte-avions ! Toutes les autres unités relèvent de la IIIe et de la IVe République !
 
Donc, un gouvernement d'union nationale (sous réserves) aurait contribué à doter la France de deux porte-avions (Dixmude et Arromanches). Les porte-avions de complément suivant, les La Fayette et Bois Belleau, auraient rejoint la Flotte grâce à une législature de droite. Cette même législature qui a lancé le chantier des Clemenceau et Foch. Enfin, c'est le premier président de gauche de la Ve République qui a lancé la construction du premier porte-avions nucléaire français, sans commander la seconde unité (était-ce du seul fait de la préparation de la France au marché unique ?).
Depuis les années 90, personne n'a pris la responsabilité de construire le R92 Richelieu, ni le PA2. Il y a eu une tentative pendant le second mandat de Jacques Chirac, avec Michèle Alliot-Marie comme ministre de la Défense. Tentative combinée à un projet commun avec les anglais grâce à la décision de ce président d'adopter une propulsion classique pour le futur bâtiment (du domaine réservé ?). Tentative trop tardive, le projet est annulé par le nouveau et actuel Président de la République.

Les livres blancs de 1994 et 2008 disent la même chose : la construction d'un second porte-avions est conditionnée par les situations financières et économiques de la France.
 
Pour rétablir l'équilibre entre les deux grands courants politiques français, le candidat socialiste pense-t-il à cultiver sa ressemblance jusqu'à imiter l'ancien président Mitterrand ? Il ne faudrait pas que la commande se fasse au détriment de tout les outils de la Marine, comme en Angleterre. Néanmoins, ce serait intéressant de voir si la Marine continuait à prendre de l’importance dans les débats politiques. L'UDF s'était exprimé dans son livre-programme sur la Défense (1986) pour trois porte-avions, et un des successeurs de ce parti (Hervé Morin) se prononce pour le second porte-avions au détriment de l'Armée de l'air (lien ci-dessus).
 
Il n'est pas question de prétendre à devenir qui sera le vainqueur de l'élection présidentielle. Ce n'est pas le rôle de ce blog. Mais entre les discours politiques et la "réalité" (il est nécessaire de pondérer les propos de ce blog, l'auteur n'est pas historien), il semblerait qu'il n'y ait pas forcément un parti politique plus profitable qu'un autre à la Défense. Surtout si toutes les questions militaires sont considérées ensembles.
 
 

 


 

 
30/1/12L’Amérique envoie un sous-marin nucléaire et ...

 

... un destroyer lance-missiles à la Mer Rouge


Article tunisie numérique

Le sous-marin nucléaire américain Annapolis accompagné du destroyer lance-missiles USS Momsen ont franchi le canal de Suez et gagné la mer Rouge, a annoncé lundi 30 janvier 2012 le portail égyptien Alamat.
Lors du passage des navires américains, l’administration du canal a pris des mesures de sécurité exceptionnelles, en interrompant le trafic des ferries et le trafic automobile sur le pont qui enjambe le canal.
Le point de destination des deux navires n’est pas annoncé, mais leur entrée en Mer Rouge coïncide avec l’apogée des tensions entre Washington et Téhéran, qui a menacé de fermer unilatéralement le détroit d’Ormuz à la suite de l’adoption des sanctions contre ses exportations pétrolières.
La Marine américaine a déjà réuni dans le Golfe persique un nombre important de navires, dont les porte-avions Carl Vinson et Abraham Lincoln. Un autre porte-avions, l’USS Enterprise est attendu dans la région au mois de mars.

 

 


 

 
28/1/12La frégate Aconit sur le départ

 

Le bâtiment militaire, commandé par le capitaine de vaisseau Olivier de Saint Julien, sécurisera, entre autres tâches, les rails de navigation.

Article varmatin

 

Direction le golfe d'Aden pour l'Aconit. La frégate de type Lafayette appareille cet après-midi.

Le bâtiment, avec à son bord 160 hommes, participera à la mission « Atalante », une mission de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, conduite sous l'égide de l'Union européenne. Ce départ coïncide avec la prise de commandement française de la mission par le contre-amiral Dupuis, laquelle sera effective en avril 2012. Trois tâches sont assignées au bâtiment : la sécurisation des rails de navigation dans le golfe d'Aden, l'escorte des navires qui travaillent pour le Programme alimentaire mondial lancé par les Nations Unies, ainsi que des missions de patrouille dans le secteur.

Gaz et pétrole

« En mars, c'est la fin de la mousson. Les pirates vont repartir à l'assaut », confie le capitaine de vaisseau Olivier de Saint Julien, commandant de l'Aconit. Pour le bâtiment, « en pleine capacité opérationnelle » selon le mot de l'officier supérieur, la partie ne sera pas de tout repos. La Task Force 465(la force maritime européenne qui compose la mission Atalante, Ndlr) est chargée depuis 2008 d'enrayer la piraterie, endémique dans le golfe d'Aden. Une mission qui, sur quatre années, a porté ses fruits. « En 2010, 30 % des attaques de pirates étaient couronnées de succès. En 2011, le chiffre tombe à 15 % », même si l'audace des pirates augmente mois après mois, continue le responsable. Audace qui impacte directement la vie économique française, puisque 30 % du gaz et du pétrole consommés en France transitent au large des côtes somaliennes. Pour l'officier, il s'agit là avant tout de « protéger les intérêts économiques de la France », et de « faire demeurer la prospérité ». Pour ce faire, l'Aconit est doté de moyens conséquents, notamment un hélicoptère de type Panther, dont la tâche est d'intercepter les « skiffs », de petites embarcations à partir desquelles les pirates mènent la plupart de leurs attaques. Pour la Marine, cette mission est une première : même si l'initiative est française, Atalante est en effet la première opération navale conduite par l'Union européenne.

 

 


 

 
25/1/12Mistral pour la Russie

 

La construction débutera en février


Article RIA novosti

Le premier porte-hélicoptères de type Mistral destiné à la Marine russe sera mis en chantier en France début février, a annoncé mardi à RIA Novosti le directeur adjoint du Service fédéral de coopération militaire et technique Alexandre Fomine.

"La mise en chantier du premier des deux Mistral aura lieu début février", a dit l'interlocuteur de l'agence avant d'ajouter qu'il s'agissait du chantier naval de Saint-Nazaire.

En novembre 2011, la Russie a versé un acompte et le contrat sur la construction des bâtiments est entré en vigueur. Tous les travaux préparatoires sont déjà terminés.

Le 17 juin dernier, au terme de plusieurs mois de négociations, la Russie a signé avec la France le contrat d'achat de deux porte-hélicoptères de type Mistral. Le montant du contrat s'élève à 1,2 milliard d'euros. Ce contrat russo-français a suscité des critiques de la part de Washington, ainsi que de voisins de la Russie comme les pays baltes ou la Géorgie.

Le directeur général de l'exportateur d'armes russe Rosoboronexport, Anatoli Issaïkine, a auparavant déclaré que les troisième et quatrième BPC seraient fabriqués à 80% en Russie et à 20% en France.

D'une longueur de 199 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter six hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Il peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes.

 

 


 

 
23/1/12La Russie remet le sous-marin à propulsion nucléaire Nerpa à l'Inde

 

Article média Rianovosti

Le sous-marin nucléaire Nerpa loué par la Russie à l'Inde a été remis aux forces navales indiennes lundi dans la ville de Bolchoï Kamen (Extrême-Orient russe), rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.

Etaient présents à la cérémonie de remise l'ambassadeur indien en Russie Ajai Malhotra, le président du Groupe unifié de construction navale russe (OSK) Roman Trotsenko et le directeur adjoint de l'agence russe d'exportation d'armements Rosoboronexport Ivan Gontcharenko.

Le Nerpa est loué à la marine indienne pour une période initiale de 10 ans. La location coutera environ 920 millions de dollars au gouvernement indien.

A la fin de la cérémonie de transfert, le drapeau des forces navales indiennes a été hissé sur le submersible.

Le Nerpa devait initialement être remis à l'Inde en 2008, la livraison ayant toutefois été reportée suite à une série de problèmes techniques. Lors des premiers essais en mer en novembre 2008, le déclenchement involontaire du système anti-incendie à base de fréon, un gaz extrêmement toxique, a tué, à bord du Nerpa, vingt personnes, dont des militaires. Après les réparations nécessaires, le submersible a passé tous les tests avec succès, selon le ministère russe de la Défense.

 
   

 


 

 
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