CORRENS (792 hab.)
(Courrens)

 Au milieu de collines et de vignobles, au bord de la rivière Argens, à la sortie des gorges du Vallon Sourn, le tranquille village de Correns avec ses falaises s’est distingué en étant le premier à être labellisé « bio ». Correns doit son nom à la rapidité avec laquelle les eaux de l'Argens coulent en ce lieu.

Dans les premières années du Xème siècle, Lambert, jeune et riche seigneur des environs de Brignoles offrit à l'Abbaye de Montmajour (près d'Arles) des terres qu'il possédait à Correns. Aubert et Raymond, ses enfants, y firent bâtir une église destinées aux religieux de l'Abbaye.

Quelques temps après, Edelbert de Châtreau-Renard, Seigneur de Correns, Carcès et sa vallée y fonda avec son épouse Mathilde un monastère considérable qu'il donna à l'Abbé de Montmajour. L'acte de cette donation date de 972.

Plusierus riches particuliers firent à xce monastère des dons qui servirent à édifier une église encore plus vaste.

L'Abbé Archinric, voulant attirer à Notre-Dame de Correns la dévotion des fidèles, ainsi qu'à leurs précieuses aumônes, dépêcha l'un de ses moines aurpès du Pape Sergius IV afin d'obtenir des indulgences en faveur des personnes qui visiteraient l'église, ou qui lui feraient des dons.

Le pape accéda à cette requête en 1010, mais c'est en 1065 seulement que léglise de Correns fut consacrée par Raymbaud, Archevêque d'Arles. Ici se situe l'origine du Pardon de Correns. Le Pardon ne fut d'abord qu'une indulgence partielle, mais annuelle.

Ce sont les successeurs de Sergius IV, Urbain III, Clément IV, qui rendirent l'indulgence plénière et la fixèrent au 3ème jour du mois de mai, ce jour étant celui de l'invention de la Sainte-Croix, et lorsque cette fête se célébrerait un vendredi. Le 3 mai tomberait un vendredi tous les sept ans si les années bissextiles ne venaient pas compliquer l'ordre des intervalles. A cause d'elles, le 3 mai est un vendredi tous les 5, 6 ou 11 ans. Lorsque le pardon a lieu 11 ans après le précédent, on parle alors du Grand Pardon.

L'indulgence plénière est alors accordée à tous les fidèles chrétiens qui obtiennent ainsi le pardon et la rémission de tous leurs péchés. Une bulle d'Urbain VIII confirme cette indulgence durable à perpétuité et donnée en l'an 1623 par le Souverain Pontife.

Les lentours du village sont marqués d'un nombre de croix placées lors des différents Pardons. La plus caractéristique et la plus visible demeure la croix de Basson érigée en 1912 sur un pic rocheux.

Aujourd'hui, si la foule des pélerins a diminué, elle était autrefois considérable. Lors du Pardon de 1613, alors que Corens ne comptait que 2000 âmes, on dénombra 53 235 personnes et 500 prêtres, arrivant en d'interminables processions. Les aumônes recueillies furent très importantes en raison de cette extraordinaire affluence.

Dans la nuit du 5 au 6 mai 1734, l'église de Correns bâtie sur une éminence en dehors e l'actuel village s'effondra subitement. La nouvelle église fut édifiées sur son emplacement présent, et par une bulle du 2 septembre 1737, le Pape Clément XII transféra l'indulgence sur la nouvelle église.

Celle-ci possède une porte qui ne s'ouvre que rarement. c'est la "Porte du Pardon". L'ouverture et la fermeture de cette porte indiquent les heures où débute et s'achève le gain de l'indulgence.

Après la Révolution, les pèlerins reprirent le chemin de Correns pour le jour du Pardon. Mais celui-ci se déroule avec moins d'éclat. Il n'existe plus de processions de pénitents qui se succédaient sans presque s'interrompre durant trois jours.

Les fêtes de Grand Pardon demeurent très chères dans le coeur des Corrensois.

En allusion à cette indulgence attachée à l'églie de Correns, les Provençaux disaiet d'une chose rare, exceptionnelle :
"Es coumo lou perdoun de Correns de cent en cent an ...".

 

 

 

 

 

 

 

 Lavoir

 

 

 

 L'Argens

 

 

 Monument Aux Morts

 Hôtel de Ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le Vallon Sourn

 

 

 

 



 

 
  La porte du Grand Pardon 


 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 



 

 

 

 
 



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