L'Arsenal
de
Toulon.

 
Introduction
 
 La Préfecture Maritime
 
La Porte Principale
 
Le Musée de la Marine
 
Le Pavillon et la Tour de l'Horloge
 
La Porte du Séminaire Royal des Jésuites
 
La Corderie Royale
 
La Porte Castigneau
 
La Porte Malbousquet
 
Vauban
 
Castigneau
 
Missiessy
 
Milhaud
 
Malbousquet
 
La Pyrotechnie (Lagoubran)
 
L'Arsenal du Mourillon
 
Le Sabordage de la Flotte

 

 
  En 1595, Henri IV reconnaissant que les habitants de Toulon avaient, à leurs frais et dépens, fait creuser les fossés des fortifications et construire la Darsene (Quai utilisé pour l'amarrage et l'entreposage des bateaux), leur accordait l’usufruit des terrains conquis sur la mer à cette occasion.
En 1599, la Cour des Comptes d’Aix-en-provence enregistre ce don mais, faisant preuve d’un sens aigu de la prospective, réserve aussi au profit de sa Majesté, une place pour bâtir un arsenal, des magasins et un grenier à sel. Ensemble une place commode pour la construction et la fabrique des vaisseaux. Quelques années plus tard, en 1690, les galères étaient déplacées de Marseille à Toulon.
 

    De la construction, des galiotes du XVIIème siècle au croiseur Dupetit-thouars mis à flot en 1901, de la conception en 1864 du premier sous-marin français « Le Plongeur »  au lancement du »Gymnote », torpilleur électrique sous-marin à hélice à la construction des 52 submersibles, le « Gustave Zédé étant le premier en 1898, l’arsenal à partir de 1942 ne sera principalement qu’un port militaire qui accueille aujourd’hui la plus grande partie des unités de la Marine Nationale. Les activités principales seront l’entretien et la réparation de la Flotte.  

 

 
 

 

    L’arsenal maritime, avec ses premiers  bâtiments construits par Vauban, s’est bien agrandi depuis. Avec ses 286 hectares, ses 29 quais totalisant 10 kilomètres de linéaire et ses 30 kilomètres de route, c’est devenu une ville dans la ville.  
   
vidéo à voir
 
  La Base Navale de Toulon  

 

Les grands bassins Vauban au premier plan

 

   


 
 

La Préfecture Maritime.

 

 

 
 Sur la mer depuis les côtes de métropole jusqu'en haute mer, l'Etat dispose d'un représentant unique, le préfet maritime. Il est d'abord le garant du respect de la souveraineté et de la défense des intérêts de notre pays. Il veille notamment au maintien de l'ordre public et à une utilisation juste et harmonieuse des richesses de la mer.
En droit, le territoire français s'arrête à 12 milles marins (environ 22 kilomètres) des côtes ou des îles, mais les intérêts de la France vont bien au-delà.La plupart des activités maritimes, le commerce, la pêche, l'exploitation des fonds marins entre autres, se déroulent en haute mer, tout comme nombre d'activités et de trafics illicites.
 
La France entend exercer en mer, par les préfets maritimes, toutes les compétences que reconnaît aux états littoraux le droit international.
Si l'appellation est ancienne et date du Consulat, les compétences et l'étendue des responsabilités actuelles du préfet maritime ont été définies en 1978. Elles ont été renforcées et mises à jour par un décret du 6 février 2004 qui est le texte d'organisation actuellement en vigueur.
 
Pour mémoire, il y a trois préfets maritimes en métropole. Le préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord a son siège à Cherbourg. Le préfet maritime de l'Atlantique exerce ses fonctions depuis Brest, et le préfet maritime de la Méditerranée depuis Toulon. Outre mer, le représentant de l'Etat en mer est le préfet ou le haut-commissaire, assisté du commandant local de la marine.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Un peu d’histoire : Sous l’ancien régime, l’autorité maritime était un intendant de la Marine. La demeure de l’intendant fut détruite dans un incendie en 1677. En 1690, il s’installera place Amiral Sénès. La fonction de commandant de la Marine est créée en 1776 et s’installera place d’Armes dans une résidence baptisée « hôtel de la Marine ». En 1800, cet hôtel de la Marine deviendra la Préfecture maritime. Bombardée en 1944, la nouvelle Préfecture maritime sera construite à l’endroit actuel.  

 

Hôtel de l'Intendance Entrée côté place Sénès

  


 

 

La Porte Principale.

 

 

 

Commencée en 1685, l'ancienne porte principale ne fut achevée d'être décorée qu'en 1738. l'ensemble d'ordre dorique romain comporte quatre colonnes de marbre cipolin accouplées à fût lisse encadrant une baie de plein cintre. Les colonnes rapportées de grèce en 1686 par le fils de Colbert, reposent sur deux stylobates et supportent un entablement avec architrave, frise et corniche que surmonte un attique.

Cette architecture classique est rehaussée par une riche décoration de sculptures. dans les entre-colonnements quatre panneaux en bas-relief représentent des trophées et des attributs de Marine. En frise d'établement des triglyphes alternent avec des métopes sculptées que surmontent des mutules également sculptées sous la corniche. Par-dessus celle-ci et en avant de l'attique deux statues épaulent une plaque de marbre portant l'inscription gravée : "Arsenal de la Marine nationale".

L'une, à droite, représente la déesse Minerve assise et casquée, ayant sur sa poitrine la tête de Méduse et tenant de sa main droite un miroir qui repose sur son genou et qu'entoure le serpent symbolique. L'autre à gauche, représente Mars, le dieu de la guerre, assis et tenant en main glaive et bouclier. Surmontant l'attique, au centre un écusson monumental portant l'ancre de marine s'orne d'une coquille Saint-Jacques et a pour support des faisceaux d'armes, de drapeaux et d'instruments nautiques. De part et d'autre, deux enfants brandissent un bouquet de feuilles d'acanthe, tandis qu'à leurs pieds s'étalent sur le rebord de la corniche des fruits de toutes sortes.

 

 

 

   Ce magnifique ensemble architectural a été classé monument historique en 1910, suit à la demande du Maire de l'époque. La porte fut sauvée de la démolition. Pierre à pierre, le monument fut déplacé et érigé à l'ouest de la bibliothèque du port et du tribunal maritime. Les travaux furent achevés en 1912.

Plus récemment en 1981, on a procédé à son déplacement pour réaliser la liaison routière entre la place d'Armes et l'avenue de la république, la rue Anatole France devant être élargie.

La porte est devenue l'entrée du Musée de la Marine. Ce dernier créé à la fin du Premier Empire et ouvert au public dès 1814 a subi aussi plusieurs déplacements.

La porte est l’un des rares sites historiques de la ville à avoir survécu à la seconde guerre mondiale.

 

 

 
Déplacement de la porte

 

   
   
 
   

 

 

 

 



 

 

   Le Musée de la Marine.

Créé à la fin du Premier Empire et ouvert au public dès 1814, le musée de la Marine de Toulon, installé après guerre sur le quai Cronstadt, se situe depuis 1981, à côté de la tour de l’horloge de l’arsenal, l’un des rares sites historiques de la ville à avoir survécu à la seconde guerre mondiale.
 
L’entrée du musée est constituée de l’ancienne porte de l'arsenal datée de 1738, qui est quelque sorte la mémoire de cet arsenal.
 
Le musée comporte des modèles de navires ainsi que la maquette de la Corderie.
 
Les collections retracent l'évolution du port depuis la construction navale en bois du XVIIIe siècle jusqu'à l'avènement des cuirassés à vapeur et des navires militaires du XXe siècle.
On y trouve également des canons, différents objets de marine et un phare en mouvement.
 

 

 
 Neptune  Colbert
   
   
 
   
 
 Un matelot  
   
 La cloche  Minerve

 

 
   
 
   
 
   
 
   
 
   Phare

 

 
   
   
 Barre  Transmetteur d'ordre
   
 Bannettes  Compas
   
   Torpille
   
 Sextant  fFeu de bordée

 

 
 Maquette de La Corderie  
 
 Tableau de manoeuvre machine   arrière du PA Clemnceau 
 
 Le valessi  Transmetteur d'ordres
 
 Barre  Sous-marin au bassin
 
 Maquette du PA Charles de Gaulle  Maquette du PA Béarn



 
 

 

La Pavillon et la Tour de l'Horloge.

 

 

 

 En entrant dans l'arsenal par la porte principale, on remarque aisément le bâtiment de l'horloge. C'est sous Louis XIV, en 1773, que fut entreprise la construction de cet édifice, lors de la création de la darse neuve.

 Le bâtiment est surmonté d'une tour carrée couronnées d'une horloge avec cadran horaire sur chaque face, d'où le nom de tout carrée de l'horloge.

Placé sur un ancien sol marécageux, le pavillon de l'horloge est construit sur pilotis.

La tour mesure 24 mètres de hauteur, 5,20 mètres de côté, comprend deux étages et 138 marches. Les faces du 2ème étage sont percées chacune d'une fenêtre qui donne sur la terrasse du pavillon. Le sommet de la tour est formé d'une terrasse surmontée d'un dôme en ferronnerie d'art qui supporte une cloche.

En 1929, la cloche avait été descendue et sur la terrasse ainsi libérée on avait bâti le poste de vigie. La cloche de bronze fut posée sur un socle de pierre. En 1954, on a voulu restituer à la tour son caractère originel, le poste de vigie a été supprimé, le dôme de métal reconstitué et on y a suspendu une cloche en bois, réplique exacte de l'ancienne.

 

 

 

 

La cloche de bronze a été coulée par le maître fondeur BAUBE en 1672, elle pèse 810 kg. Le haut de la cloche est entouré d'une couronne saillante composée de feuilles d'acanthe sous laquelle on peut lire : - à Louis XIV toujours et partout victorieux, par les soins de Louis Mathare, préposé aux armements - et au-dessous : BAUBE l'a faite à Toulon, elle a été fondue pour marquer avec vigilance les heures de travaux navals.

Sur une face on voit la figure du soleil avec au-dessous un médaillon orné de feuilles d'acanthe et surmonté de : Supérieur à Tous -.

Le portrait de Louis XIV qui à l'origine ornait le médaillon a été effacé au burin à la Révolution.

 
         

 

 

   

 

 

   

 




 

 

 

 

 




 
 
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